HomeGalleryFAQSearchRegisterLog inUsergroups

Welcome, Bienvenu, Benvenuto, Willkommen, Witamy, Добро пожаловать !



Share | 
 

 Two new interviews in French and English.

View previous topic View next topic Go down 
AuthorMessage
AlexanderBendo



Posts : 117
Join date : 2012-11-01

PostSubject: Two new interviews in French and English.   1st May 2015, 21:10

[You must be registered and logged in to see this link.]

Quote :

Par Rocco Zacheo Mis à jour à 16h36

Avec une poignée de chanteurs dont la voix semble venue de nulle part, Philippe Jaroussky a mis les tessitures haut perchées et masculines au centre du paysage lyrique. Ses incursions dans le répertoire pour castrats, notamment, ont marqué les esprits et fait sortir la figure du contre-ténor des cabinets de curiosités. Aujourd’hui, le Français ouvre une nouvelle page: après l’album Opium paru en 2009, il poursuit sa plongée dans la mélodie française avec un double CD, Green, qui fait la part belle à Verlaine. Son récital sur la scène austère et mystérieuse de l’abbaye cistercienne de Bonmont est une occasion rêvée pour savourer la richesse de cette musique.

Votre récital, tout comme votre dernier album, est entièrement consacré à Verlaine, un poète qui a beaucoup inspiré les musiciens. Comment s’y retrouver parmi les innombrables pièces à disposition?
Il est vrai qu’en choisissant Verlaine, j’aurais pu enregistrer une quinzaine de disques. Néanmoins, j’ai voulu montrer en deux CD la variété des figures qu’il a inspirées, de Brassens à Fauré, de Chabrier à Varèse en passant par Trenet ou Ferré. Mais plutôt que d’enregistrer quarante-trois poèmes différents, j’ai préféré laisser la place à une petite dizaine de poèmes comme Mandoline ou Claire de Lune, qui ont été mis en musique de manière récurrente par des compositeurs différents. Cela permet de créer une certaine familiarité avec les textes.

Du coup, vous vous affranchissez de ce domaine baroque qui a fait votre renommée pour embrasser un univers éloigné. Où vous sentez-vous le plus à l’aise aujourd’hui?
Quand je chante le baroque je suis dans un terrain connu et conquis. Ce territoire musical a une tout autre immédiateté que les mélodies françaises. Mais au fond, c’est avec le répertoire français que je retrouve mon vrai jardin secret. C’est peut-être là que les personnes qui me suivent comprennent davantage qui je suis vraiment. Sans doute parce que je chante dans ma langue maternelle, et que je suis donc plus en accord avec moi-même en comparaison avec celui qui chante des airs virtuoses pour castrats.

Que vous apporte l’expérience du récital par rapport à l’opéra?
Le récital me permet de faire du sur-mesure, de choisir les pièces et créer une histoire, un grand cycle, avec ses silences précieux entre une mélodie et l’autre. J’y trouve une dimension qui me plaît beaucoup, absente dans l’opéra. Je commence d’ailleurs à avoir une expérience dans ce domaine et je vois de mieux en mieux ce dont le public a besoin.

A 37 ans, votre voix est arrivée à maturité. Comment jugez-vous son évolution?
Depuis toujours j’ai l’impression de me battre avec elle. Je me suis toujours considéré comme musicien plutôt que chanteur. Du coup, j’ai parfois négligé le travail sur mes cordes vocales au profit de l’interprétation. Il m’a fallu quelques années pour comprendre qu’il fallait faire un training physique, surtout quand on chante le répertoire des castrats. Aujourd’hui, je travaille ma voix de façon plus athlétique pour la rendre plus solide, plus riche et profonde. Quand je pense aux débuts de ma carrière, je me dis que j’avais une voix plus petite au niveau de la projection, mais extrêmement souple. Aujourd’hui, elle s’est élargie, elle a gagné en expression et en puissance dans les graves, mais je suis moins facile dans la virtuosité.

Est-ce que la finitude des capacités vocales est une préoccupation qui vous traverse l’esprit?
Intellectuellement j’arrive très bien à imaginer qu’un jour tout se dérobera et qu’il faudra alors s’arrêter. Cette échéance me touchera probablement davantage que je ne l’imagine aujourd’hui. Cela dit, j’ai été musicien avant d’être chanteur et j’espère l’être encore après. Une chose me paraît évidente: je ne continuerai pas à chanter en me reposant sur une gloire passée.

Vous avez dit un jour que vous aviez choisi d’adopter cette tessiture. Dans quelle autre auriez-vous pu chanter?
Très jeune, j’ai essayé deux voix en compagnie de ma professeure: baryton et contre-ténor. D’entrée, j’ai ressenti un plaisir et une souplesse dans la seconde. Je crois qu’être contre-ténor répond à un état d’esprit, à une mentalité. Je dis souvent que j’ai un peu le syndrome de Peter Pan. J’ai un comportement d’adolescent, et c’est peut-être cette voix qui nourrit au mieux cette partie de ma personnalité.

Philippe Jaroussky Abbaye de Bonmont, Crassier (VD), ma 5 mai à 19 h., [You must be registered and logged in to see this link.] loc. ww.kulturticket.ch. «Green» , 2 CD, Erato. (TDG)
(Créé: 01.05.2015, 16h56)

[You must be registered and logged in to see this link.]

Quote :
by Katherine Cooper. 1st May 2015

French song has always been a bit of a passion of mine - like many people I first got to know this repertoire through recordings by the voluptuous-voiced Régine Crespin and Jessye Norman, and further down the line by singers like Véronique Gens and Susan Graham - but I remember having a real epiphany around five years ago when I came across a new disc called Opium, the first time I'd ever heard a countertenor (and one noted for the purity and sweetness of his tone at that) tackling the opulent, heady music of composers like Massenet, Saint-Saëns and Reynaldo Hahn.

Philippe Jaroussky's way with texts and the fresh sensuality of his timbre really won me over, and so I was delighted when a follow-up project - focusing on settings of Paul Verlaine - was announced in late 2014. The two discs of Green (out now on Erato) have been delightful companions throughout my spring commutes into work, and so it was an especial pleasure to talk to Philippe about the genesis of the project, and his enthusiasm for Verlaine's poetry…

When did you first encounter Verlaine's poetry? Might there be similar projects in the offing exploring the other Symbolists?

It was at school when I was about 12. I remember that the poem was Prison, and then I was immediately hooked on all things Verlaine. I did my first concert dedicated to Verlaine already at 21 with my piano teacher. I don't think there will be another project like this. This one has been a lot of work and research, maybe one of my most personal and ambitious projects so far - together with the Carestini Album we did a few years ago.

Verlaine's surely one of the most frequently-set poets of all time - what do you think makes his verse so appealing to composers, and how much variety is there in the way that different composers here respond to a poem like, say Chanson d'automne or Mandoline?

Composers were attracted by the variety of rhythm and the versatility of his poems. After setting some of his poems (Clair de lune, Mandolin, L'heure exquise...) to music, they became classics that everyone wanted to set, in a way to prove what they were capable of! I could do five CDs worth of this music! I really wanted to focus on the ten most iconic poems and present between two and four different musical versions of the same one. It shows the personality of each composer, and how you can interpret a poem in a completely different way! If you take for example the poem Prison, Fauré and Séverac are very dark and dramatic from the beginning, whereas Hahn is more evocative of the nostalgia of loss of happiness.

Did you feel that there's still a certain amount of controversy regarding countertenors taking on this repertoire, or certain preconceptions about how melodies and chansons 'should' sound in terms of vocal colour?

Absolutely! I don't know why some people still think that a countertenor should sing only baroque repertoire originally sung by castrati (who of course had a very different vocal colour). I think that each countertenor has to choose the repertoire he is most comfortable with. For me this is French chanson where, curiously, I feel vocally less limited compared with very virtuosic castrato arias.

Roughly half of the songs here are presented in new arrangements for strings and even additional vocals in one or two cases: how did you decide on which songs to 'orchestrate', and who did the arrangements?

It was clear from the beginning that we wanted to make arrangements for the songs by Ferré, Trénet and Brassens. Jérôme Ducros [the pianist on Green], who is also a gifted composer, was apprehensive about arranging Debussy’s Fêtes Galantes I, but like Caplet and and several other composers who arranged Debussy’s music, I was hearing strings. I think it was a good opportunity to present a new arrangement of this gem.

Finally, can you settle on any particular favourite settings from this collection?

For me, Colloque Sentimental by Ferré (the first track of the album) really shows the link between chanson and the great French classical composers (Fauré, Debussy etc.). I remember that I was very touched the first time I listened to it. At first I didn’t plan to mix different styles of music, but it became increasingly clear that it was very important to show how Verlaine continues even now to be an inspiration to all artists.

________________________________
Händel for President!
Jaroussky pour le Ministre de la culture!
Back to top Go down
 
Two new interviews in French and English.
View previous topic View next topic Back to top 
Page 1 of 1
 Similar topics
-
» Waisted English Vases marked "Dover"
» Ribbed Embossed vase - english - underwater world? green blue
» Alphabet - Old English - filet
» Gamer Trailer - English Version
» English medieval mystery plays

Permissions in this forum:You cannot reply to topics in this forum
 :: Interviews.-
Jump to: